Radio actoral – Ottawa 2020

Une présentation du : Théâtre du Trillium

En collaboration avec : LNSGD, actoral Marseille, Ambassade de France au Canada

Concept : Hubert Colas, Anne-James Chaton, Danièle de Fontenay, Pierre Antoine Lafon Simard

Direction artistique, coordination et réalisation - Version Ottawa : Pierre Antoine Lafon Simard, Louis-Philippe Roy

Le Théâtre du Trillium est fier de présenter l’événement radiophonique Radio actoral — Ottawa 2020 le samedi 3 octobre prochain en parallèle du festival actoral, qui se déroule à Marseille depuis le 11 septembre et jusqu’au 10 octobre.

Retransmis en direct sur le web de 14h à 17h et en simultané à Marseille de 20h à 23h, cet événement spécial sera diffusé via les liens suivants :

Sous la direction artistique de Pierre Antoine Lafon Simard, Radio actoral — Ottawa cédera les ondes à une brochette d’artistes invités-es pour vous offrir une programmation sonore audacieuse, un voyage de trois heures au-delà des mégahertz. 

OEUVRES SONORES

LA DOULEUR

oeuvre audio écrite et portée à la voix par : Karina Pawlikowski et Julien Morissette / conception sonore et musicale : François Larivière et Julien Morissette / Chanson diffusée : Le chant de la douleur par Gerry Boulet

EN DEHORS

oeuvre audio écrite et portée à la voix par Karina Pawlikowski / création sonore et montage : Julien Morissette / révision : Sophie Bélair Clément et Marie-Hélène Leblanc / oeuvre théâtrale citée : M.I.L.F. de Marjolaine Beauchamp

Karina Pawlikowski questionne les limites du faire et de l’achèvement en défigurant le média de l’exposition. Son travail donne lieu à des œuvres où tout reste à construire par celui ou celle qui les écoute. La matérialité de l’œuvre se concentre dans la capacité de l’auditeur.trice à mettre en images tantôt un objet, ensuite un espace, un éclairage, et même une trajectoire au moyen de l’information audio transmise. Ses récits sont empreints de références à l’intime et à l’espace domestique en considérant le corps physique de l’auditeur.trice ou de la narratrice. Le travail de Pawlikowski compose avec les concepts liés au caractère performatif de l’exposition et du langage en mettant de l’avant une écriture subjective dictée par une voix désincarnée.

***

POREUSES

conception et réalisation : Marc-Alexandre Reinhardt / textes : Marc-Alexandre Reinhardt, Suzanne Beth, Anne Lardeux et Monique Wittig / musique : Marc-Alexandre Reinhardt et Le fruit vert

C’est un appel aux soins contre la sécurité. Rien d’héroïque, rien de plus commun. L’épopée plutôt pauvre de femmes et de bâtons, d’une camionnette nommée Minuit, d’un choeur anonyme qui parle une langue de pierres.

Trois voix sont liées entre elles par un désir de prendre soin des souffrances et des liens : 1) une étude sous forme épistolaire, sans expertise ni autorité, sur les soins de première ligne, 2) un témoignage de la grève des infirmières de 1999 et 3) une réécriture d’extraits prélevés du livre Les Guérillères de Monique Wittig (1969).

On l’a tant fait, disent-elles. On est pas là pour ça, disent-elles. Elles disent qu’elles ont rompu avec la notion de dedans et de dehors. Elles disent, je refuse désormais de parler ce langage, je refuse de marmotter après eux les mots de manque. Elles disent : chère amie porte-toi bien.

***

ON A PAS MANGÉ DE FRAMBOISES DEPUIS 1266 JOURS

création : collectif qrstuv

Wednesday March 14th 2018

« Startup wants to upload your brain to the cloud, but has to kill you first to do it »

– The Guardian

Un couple de développeurs en neuroscience découvre comment télécharger un être conscient dans un monde virtuel.

La femme froide, amoureuse des machines, se télécharge.

Le mari mégalomane reste derrière, offrant à des millions d’échanger leurs vies mortelles contre une éternité sans corps.

Un pick-up roule.

Côté passager, il y a une femme, une mère.

Elle tient un bébé pareil à une chandelle.

Au volant, il y a son amant, sa tête brûlée.

Il hurle aux étoiles que la vie, la vraie, celle d’avant, se peut encore.

Le voilà pourtant, seul, avec rien d’autre qu’une enregistreuse et sa propre fin du monde.

Épisodes : On a pas mangé de framboises depuis 1266 jours est une œuvre sonore de poésie-fiction présentée sous forme de radio-théâtre se déroulant dans un monde futur dystopique. Épisode 1 —  Le Cowboy / Épisode 2 —  La Mère / Épisode 3 — Le mégalomane / Épisode 4 — L’amoureuse des machines

Crédits complets : direction artistique et concept original : Mathieu Renaud et Pierre-Luc Clément / textes : Alexandre Dostie, Marjolaine Beauchamp, Maude V. Veilleux, JF No et Mathieu Renaud / performances : Alexandre Dostie, Marjolaine Beauchamp, Maude V. Veilleux et Jf No. / direction musicale : Pierre-Luc Clément et Mathieu Renaud / visuel : Jacinthe Loranger

***

LE PARFUM DU JOUR EST FRAISE

texte : Pascale Petit (Éditions de l’Attente) / lecture et performance : Christian Lapointe / en coproduction Festival international de la littérature (FIL), Société des arts technologiques (SAT) et Carte blanche

Cela commence ainsi : « Vous allez avoir à construire un village. Pour construire le village, vous allez avoir un certain nombre de choses à respecter et de consignes à suivre. La moitié droite est la moitié droite du village. La moitié gauche est la moitié gauche du village. L’entrée est face à vous, la sortie est à l’opposé. »

Le parfum du jour est fraise de Pascale Petit est un livre d’une poésie inclassable, où toutes les possibilités du langage sont utilisées pour interpeler, régir et manipuler le lecteur : l’affirmation, la démonstration, l’insinuation, la menace, la prédiction, la litanie, la répétition, la contradiction masquée, le non-sens. On reconnaît ainsi tout au long du texte les formes de discours du côté où la parole est pervertie – discours politiques, discours des sectes, slogans publicitaires, jargons divers, paroles spirituelles ou paroles de coach – où la réalité est prise chaque fois sous le prisme grâce auquel on entend la déformer selon les objectifs voulus – sciemment ou non.